Sunday, December 16, 2012

My auto-buy authors

Here comes the end of the year, and a good time to draw some conclusions... The easiest one is that I still love reading. And that's thanks to the authors. I'd like to tell you about a few of them... the ones whose books I buy ASAP (As Soon As Published).

With Christmas so close, and if you're looking for some books to gift (to yourself or an someone else), I'd suggest checking them out... 

Lois McMaster Bujold

Lois McMaster Bujold is a "traditionally published" author, known among others, for her "Vorkosigan Saga".  While Vorkosigan is mostly Science Fiction, I also love her Fantasy series, Challion and Sharing Knife.
Her Vorkosigan books can be bought as ebooks at Baenebooks.com, the others at  your usual e-bookseller.

Lindsay Buroker

Lindsay Buroker is a "self-published" author. I really love her "Emperor's Edge" series, and its cast, taking A-Team to the next step in banter and steam-powered (inter-)action. I usually buy her books from Smashwords.

Jacqueline Carey

An other "Traditionally-published" writer. I came to her books by "Kushiel's dart", and couldn't leave. Great world creation, great characters, great dramatica. You like it Epic ? You GET it. (And you can find her ebooks at your usual ebookseller.)

C.J.Cherryh

Politics ? trust issues ? genius and incertainty ? solitude and friendship ? love and salad (private joke) ? C.J is a master. THE Master. Also "Traditionally published", you can find some of her work at e-booksellers, but not all. And since she's started to update and sell directly (www.closed-circle.net), I'm not quite sure of the availability of the rest. But in the meantime, I buy what I find. 

Debora Geary

Ready for an easy read ? Ready for a new Lurving Family, for neighbours you'd love to have next door ?  Ready for tears, sad ones and happy ones ? Straight on the emotional edge, it's almost cheesy, but NOT. 
Debora Geary is a self-published author. I won't tell you where to buy her books. Nuff' said.

Andrea K. Höst

An other self-published author, Andrea K Höst won me over the first part of her "Touchstone" trilogy. I read all her books in the following month. Good world-building and writing, great heroines, Andrea K. Höst is the queen of the displaced and the "sudden change".On her blog she says she plans on increasing the price of her published ebooks.  Buy it when you can. You'll thank me for the advice.

Nathan Lowell

Whereas some of the previous authors in the list are great on special effects, Nathan is even better on subtle ones. No need of flashes and thunder, of laser shots and nuclear bombs, the story and cast don't need them. 
You'll have troubles finding most of his ebooks, since he's currently in the process of re-publishing them, but you can listen to them all at podiobooks.com.


Thursday, December 13, 2012

Immateriel : Qui aime bien châtie bien

Si vous lisez régulièrement mon blog ou mes tweets, vous le savez sans doute j'aime bien Immateriel, qui est d'ailleurs ma "librairie" de référence pour ce qui concerne les ebooks en langue Française. Pourquoi ces guillements autour de librairie ? Parce qu'en fait, Immateriel se veut distributeur de livres, et non comme un libraire. Le fait qu'ils proposent une partie librairie, c'est en fait un peu comme les vendeurs de gros qui font du semi-gros ou du détail.

Mais plus précisément, distributeur d'ebooks c'est quoi ? On va pouvoir trouver quelques éléments de réponse chez eux : http://backstage.immateriel.fr/fr/publier/inscription , mais ce petit film est aussi très parlant http://player.vimeo.com/video/38032286. C'est donc avant tout un service gérant pour le compte des éditeurs tous les aspects "logistiques" de distribution et vente des livres du catalogue.

Le modèle de financement est assez simple : Le distributeur prend une remise de 40% du prix de vente HT de chacun des exemplaires de chaque livre vendu, à répartir entre lui et le libraire. Sachant que le libraire réclame au distributeur une remise de 30% du prix de vente HT, ça lui laisse 10%. (http://blog.immateriel.fr/faq-editeursdiffuseurs/).

Pour ces 10%, il est évident qu'en tant que seul interlocuteur des libraires, le distributeur assure non seulement les aspect techniques de connexion avec ceux-ci, mais aussi la cohérence entre les fichiers et méta-données fournies par l'éditeur et les produits tels que présentés sur les étals numériques des libraires.

Et c'est là que je vais être un peu critique envers Immatériel : Lors d'un billet précédent, je remarquais (je cite) : "En tant que client, ce ne sont pas mes affaires qui a mélangé les OGM avec les légumes bios. Ce qui m'importe c'est le résultat."  Maintenant, regardons ça dans l'autre sens : vu de l'éditeur, c'est pas non plus son problème. Par le montage financier même, la responsabilité de l'application des protections (Watermarks, DRM, ou rien) chez les revendeurs est bel est bien dans l'escarcelle du distributeur, en l'espèce Immateriel.

Qu'ils ne soient pas capable d'imposer à Kobo/Apple/Amazon etc. d'implémenter des Watermarks, et q'ils soient de la meilleure volonté ne retranche rien à leur responsabilité, à condition bien évidemment de se mettre d'accord avec l'éditeur.

Mais revenons au cas par exemple de Kobo, qui impose à ses fournisseurs de dissocier dans deux flux les titres avec DRM et ceux sans, je suis  désolé de le dire, mais c'est clairement à Immateriel de faire ce qu'il faut pour que les titres soient correctement transmis.

Bon, tout n'est pas noir évidemment, et je dois dire qu'ils font des efforts chez Immatériel et qu'ils écoutent nos suggestions. Par exemple, sur la bibliothèque perso de leur librairie, ils ont ajouté un tri que je leur avais proposé, sur la date d'acquisition.

De même, sur certains titres (la collection des Que-Sais-je), le Watermark est enfin implémenté avec une partie visible restreinte à deux pages, complétée par une autre invisible dans le texte en lui même.

Bref, félicitation pour le travail, mais faites gaffe à tenir vos promesses aux éditeurs les gars...




Wednesday, December 12, 2012

Billet Invité par Tara Maya : 3 obstacles pour les ebooks à l'international


Parmi toutes les tâches qu'elle a mis sur son attelier pour le mois de novembre (une fiction pour le NaNoWriMo, la rédaction d'un guide pour les auteurs participant au NaNoWriMo, une tournée des blogs pour Wing, le nouvel épisode de sa série "Unfinished Song",  Tara Maya a aussi pris le temps de nous expliquer dans ce billet (traduction by TheSFReader, désolé si imparfaite) sa vision, en tant qu'auteur auto-publiée, du marché international des ebooks.

Depuis notre premier échange, où je lui expliquais mon point de vue en tant que français, sur le même sujet (seulement deux ans depuis ?), beaucoup a changé. L'auto-édition a acquis une certaine reconnaissance aux USA, et les ebooks/ereaders ont enfin démarré en France? Mais aussi bien d'un côté de l'Atlantique que de l'autre, il reste encore du chemin avant que la situation se stabilise complètement à nouveau.

Bon, allez, et si nous lisions ensemble ce que Tara a à nous dire, et nos nous retrouvions après pour en discuter ?

Trois obstacles pour les EBooks sur le marché international.

Il y a trois obstacles important pour vendre des ebooks sur le marché ouvert à l'international.

Barrières technologiques

Vu d'un ordinateur, il ne devrait pas y avoir de frontières internationales. L'Internet est global, mais il y a des problèmes de connexion  avec certains autres pays. Les Etats Unis ont sont le pays où la pénétration des liseuses est la plus importante, avec l'Angleterre environ un an de retard, et les autres pays à la suite.

A terme, la plupart des pays feront sans doute le même saut de livres à liseuses? Les pays du tiers-monde où le livre papier est cher pourraient même passer ditrectement au livre numérique sur le long terme. La pénétration des technologies du livre numérique ont des effets sur les ventes à court terme, mais c'est une bonne idée de vendre les droits internationaux (en gardant les droits UK et US ?) Bien sûr, ça va dépendre e l'auteur, mais sur le long terme, les auteurs doivent présumer que le marché mondial dans sa totalité passera à l'ebook.

Barrières légales

Traditionnellement, les auteurs vendaient les droits de publication de leurs oeuvres séparément à différents éditeurs locaux, pays par pays. Les pays, dans le même temps, assuraient le cadre légal des ventes de livres dans à l'intérieur de leurs frontières. Les deux systèmes se complétaient.

Maintenant, en théorie, les indépendants peuvent choisir de vendre au monde entier en un seul élan, en passant par Amazon, Smashwords, Kobo et autres revendeurs internationaux.

Malheureusement, les lois des différents états continuent d'entraver le commerce mondial.  De nombreux états ont des lois protectionnistes, qui s'appliquent aussi bien aux marchandises en général qu'aux (malheureusement) ebooks en particulier. Plusieurs pays ont des taxes impactant les ebooks (mais pas les livres papier), ou ciblant les vendeurs internationaux, afin de soutenir les entreprises approuvées par le gouvernement.

Un problème plus sérieux dans certains pays  (comme la Chine ou l'Iran) est la censure. Il y a peu, la Chine a adopté une loi bizarre interdisant le voyage dans le temps comme procédé d'écriture dans la fiction. Alors que le dernier film Star Trek me rend presque cette idée sympathique, il est évident que de telles lois sont extrêmement hostiles à la fois au marché libre et au développement de la création.

Barrières linguistiques

Même si la technologie arrivait de manière égale et s'il n'y avait pas de lois protectionnistes ou de censure imposées par les états, une énorme barrière subsisterait pour un auteur qui voudrait vendre ses livres à internationalement. C'est la plus vieille barrière à la coopération intellectuelle : la barrière linguistique.

Les auteurs en langue anglaise ont accès au marché des ebooks à la fois le plus grand et en plus forte progression, et seront sans doute tentés d'ignorer les autres marchés. Les auteurs en Lituanien seront sans doute plus prompts à rechercher à se faire traduire.

Il y a trois solutions possibles à ce problème de traduction. L'une est un logiciel de traduction amélioré, mais ça semble lointain pour l'instant. Les logiciels de traduction automatiques de la génération actuelle ne suffisent même pas à traduire des emails de façon convenable, alors de la littérature...

La seconde est un marché des traducteurs plus accessible. Actuellement, la plupart des traducteurs qualifiés n'acceptent pas de travailler sans garantie de rémunération, et le coût de leur service est bien au delà de ce que peuvent se permettre les auteurs indépendants.

La troisième option serait qu'une grosse compagnie comme Amazon, Google, Kobo ou un nouvel entrant fournisse sa propre équipe de traducteurs (peut-être aidé par du logicil pour rendre leur travail économiquement acceptable), qui proposerait de traduire les livres vendus sur leur site. Ils pourraient ainsi augmenter le nombre de livres à destination du public international, et en conservant les traducteurs en interne, diminuer les risques liés aux traductions sur des oeuvres moins populaires.

En attendant, tout auteur ayant le possibilité de rendre disponible ses livres dans des langues comme le français, le japonais ou l'allemand pourra trouver avantage dans des marchés avec moins de concurrents.

Monday, November 26, 2012

Guest post : 3 Barriers to Ebooks on the International Market by Tara Maya

Among all the task she set on her plate for November (a NaNoWriMo fiction, writing a ""Writer's Guide" book to NaNoWriMo, a blog tour for the new episode of her Unfinished Songs series), Tara Maya  also took the time to explain in this post her view on the international Ebook Market, as seen by a self-publishing author.

Since our first exchange, where I explained her my view, as a French man, on the same subject -- was it only two years ago ? -- much has changed. Self-publishing got some kind of approval stamp in the US, and ereaders/ebooks finally got some traction in France. Still, there is still a long way to go, before the situation stabilizes.

So, let's read what Tara says on the subject of International EBook market, and discuss it afterwards, okay ?

3 Barriers to Ebooks on the International Market


There are three important barriers to selling ebooks on an open international market.

Technological Barriers

As far as your computer is concerned, there should be no international borders. The internet is global, but there are connectivity issues for some countries. The United States has the greatest penetration of ereaders, with the UK about a year behind, and other countries behind that.

Eventually, however, most countries will probably make the same leap from paper to ereaders. Third World countries where paper books are expensive may leapfrog directly to ereaders in the long term. Penetration of the ebook technology impacts sales in the short term, but is it a good idea to sell international right (while keeping US or UK rights)? Of course, this will depend on the author, but in the long term, authors should assume that the entire global market will switch mainly to ebooks.

Legal Barriers

Traditionally, authors sold rights to publish their work separately through different local publishers on a national basis. Nations, meanwhile, regulated books sales within their borders. The two systems meshed.

Now, in theory, indie sellers on Amazon, Smashwords, Kobo and other international venders, can opt to sell their books worldwide in one swoop. Yay!

Unfortunately, the laws of the various states still impede free global commerce. Many states have protectionist laws, which apply both to merchandise in general, and—unfortunately—ebooks in particular. A number of countries have prejudicial taxes levied against ebooks (but not paperbacks) or against international venders (to support government-favored businesses).

A more serious problem in some nations (such as China or Iran) is censorship. Not long ago, for instance, China passed a bizarre law forbidding time travel as a literary device in fiction. While the recent Star Trek movie has made me sympathetic to this urge, it’s obvious that such laws are extremely hostile to both an open market and the flowering of the creative arts.

Language Barriers

Even if technological penetration proceeded evenly and if there were no protectionist or censorship laws imposed by nation states, a huge barrier remains from the point of view of an author selling ebooks internationally. This is the oldest barrier to intellectual cooperation of them all, the language barrier.

Writers using English have access to the largest and most progressive ebook market, and therefore are going to be most tempted to ignore other markets. Writers in Lithuanian are more likely to pursue translation.

There are three possible solutions to the translation problem. One is better translation software, but this seems remote at the moment. Present generation software translators do not even suffice to translate email legibly, never mind literature.

The other is a more accessible service market of translators. Right now most qualified translators will not work on spec, and the cost of their services is well beyond what indies can afford.

One third option would be if a large company such as Amazon, Google, Kobo or some new player, were to have their own team of translators (perhaps aided by software to make their work economically practical) who would offer to translate books sold through their sites. They could vastly increase the number of books they could offer to international customers, and by keeping translators on salary, decrease the risk to translators of translating less popular works.

Meanwhile, any author who can make their book available in languages like French, Japanese or German can take advantage of the smaller pool of competitors.

Sunday, November 25, 2012

Short Review : 'NetWalkers by Jane Fancher

I'v read a few weeks ago two books by Jane Fancher : 'NetWalkers "Partners" and "Of Mentors and Mimetrons" (also available as an omnibus), directly sold (without DRMs of course) from the "Closed-Circle" (follow the link ;-) ).






You don't know Jane Fancher ? She's a close friend and partner of C.J.Cherryh's. And if you don't know C.J. Cherryh, she's one of my favorite -- and Hugo-winning but that's not that important-- science-fiction writers.

And when I say partner, I guess it could be known that they work in close relationship, one doing the editing of the other's work (and the other way of course). From that point, I guess it's no surprise I like Jane Fancher's work almost as much as CJ's.

While the whole universe set by Jane Fancher is totally different to those of C.J. Cherryh, we find some common themes and preoccupations (Solitude, trust, education, responsibility... ). Just like the two sides of a coin, some of the problems set aside (but not left forgotten) by one, are addressed by the other, and I find in 'NetWalkers a real resonnance with Cyteen, a book I've read and re-read since my first discovery when I was a young adult.

I won't say more than that, except that if you like C.J. Cherry's works, you'll most likely like these books, as I did. An easy 4 stars for both of them




Tuesday, November 20, 2012

Trop de casseroles sur le feu !!

Bon, en ce moment, j'ai la tête qui me crée des idées à pleine bourre, j'ai l'envie qui me démange de tout démarrer, et du coup j'ai pleins de trucs sur le feu.

Je suis sur que dans le lot y'a du bon, mais aussi du moins bon. Il faudrait que je déleste ou priorise.

Alors je vais en faire un petit inventaire, et s'il vous plait, donnez moi votre avis sur ce qui vaut le coup, ou non !

DRMs :
  • Faire bouger les lignes sur l'affichage des DRMs, en contactant les députés concernés par le numérique, les associations de consommateurs, les libraires numériques etc. (Ca en fait du taff, à étaler sur plusieurs semaines ?)
  • Faire bouger les e-libraires qui font du Watermark pour qu'ils le rendent au moins en partie visible, mais pas trop. (Il parait que chez Immateriel, ils ont fait quelque chose pour les livres PUF, mais j'ai pas regardé).
  • Continuer de promouvoir l'implémentation des Watermarks chez les gros e-libraires anglophones. (Mais pas vraiment d'idé là. Plus un objectif

Promotion de l'ebook
  • Une page "objective" Wikipedia sur les e-libraires . Ebauche en cours, si vous voulez m'aider à la compléter...  http://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:TheSFReader/Brouillon
  • Pourquoi pas compléter avec la même pour les éditeurs, mais pas de moyen fiable de gérer ça de manière objective. (voir Ma liste subjective à moi d'éditeurs numériques à soutenir )
  • Créer une association ou un "label" "eLecteur Equitable" (ou electure équitable) , qui regrouperait les lecteurs  (éditeurs/libraires) qui respectent le droit des créateurs à vivre de leur travail (et des éditeurs lorsque ceux ci sont respectueux des même droits...). Pourquoi pas mettre à leur disposition des listes de ressources recommandées, aussi bien éditeurs que libraires ou autres sources de contenus légaux et équitables.
  • Créer un module (une application) d' hebergement/gestion de librairie pour owncloud (concurrent open-source de dropbox), avec feeds OPDS, accès Web, upload facile, qui profiterait de la gestion "native" des synchronisations pour duplication et support multi-plateformes. J'ai démarré quelque chose, mais des problèmes techniques me gènent pas mal avant de pouvoir avancer.

Lectures
Je prends du retard sur mes chroniques de lectures, et ne trouve pas de motivation, même si j'en ai envie... Arghhhh !

Saturday, November 17, 2012

Ma liste subjective à moi d'éditeurs numériques à soutenir

Bon, cette liste d'éditeurs est clairement non exhaustive, hautement subjective, et concerne autant de pifomètre que de données réelles. Etant donné que je n'ai aucune vision sur les contrats éditeur/auteurs, je ne peux en aucun cas me prononcer sur l'équilibre de cette relation, à part les éléments de "communication" dans les médias.

Je m'accroche surtout à la politique de prix, de DRMs, et d'approche générale.

Si vous voyez des éditeurs que j'oublie dans ma liste, n'hesitez pas à la compléter en commentaire, le cas échéant, je complèterais

Dans un ordre alphabétique (ou pas), les voilà:

L'Atalante
Bragelonne
Editions Verdier
Editions de Minuit
NumerikLivres
Publie.net
Presses Universitaires de France
Walrus

On m'a soufflé aussi
Onlit
Storylab
...
et j'approuve.

Thursday, November 15, 2012

Wednesday, November 14, 2012

Critères pour un "Comparatif" des e-librairies francophones

J'envisage de créer une première ébauche de comparateur des e-librairies francophones...

Celle-ci pourrait-elle s'intégrer par exemple sur une page Wikipedia ?
Ou sur une autre Wiki ?

Critères :


Offre (livres, périodiques etc.)
Formats : epubs, pdf, mobi/prc/azw, audio, papier
Modes d'"Acquisition": Achat/Location/Abonnement/A la page
Modes d'Accès : Téléchargement/Streaming/Streaming+Déconnecté/Web
Plateformes de lecture "dédiées"
Protections possibles DRM/Watermark/Sans
Langues du catalogue
Affichage des protections
Paiement : CB/PayPal/Autre
Ouverture aux auto-publieurs
"Clowd"iness
Recommandations personnelles
Editorialisation
Evaluations: notes et commentaires, ouverture aux "non clients"
Modèle financier : publicité, à l'acte, freemium/premium



De même, je penserais intéressant de diffuser (mais pas la même page bien entendu) la même chose pour les éditeurs...

"Gamme de prix" ?
Ecart constaté par rapport au papier
Type d'édition
Traductions
"Exclusivité" : Première epliotattion, seconde,
DRMs : DRM/Watermark/Sans
"rémunération des auteurs" ?
Auto-édition



Qu'en pensez-vous ? Manque t'il des critères (Objectifs et vérifiables facilement !)

Tuesday, November 13, 2012

Procédure pour recouvrer vos droits sur des livres

Juste un petit billet pour ne pas perdre ce lien qui me semble important.
En fait j'avais voulu écrire un truc comme ça, mais sans service juridique pour éviter les connories, j'ai préféré éviter. (via Actualitte.com )


http://syndicatbd.blogspot.fr/2012/11/vos-livres-sont-epuises-vous-pouvez.html


Saturday, November 10, 2012

Sauvegarde de ma bibliothèque personnelle

On m'a fait remarquer que je n'avais nulle part expliqué ma stratégie de sauvegarde de bibliothèque et que ça pourrait intéresser les lecteurs... C'est vrai.

En fait, si j'y fais allusion à droite ou gauche, sans rentrer dans les détails, c'est parce que c'est à chacun de se prendre en main et s'impliquer. Mais à la réflexion, je me dit qu'il est peut-être utile de montrer un exemple de ce qui peut se faire, de ce qui pourrait-être amélioré, en prenant mon "système" comme exemple.

Objectifs


Je suis un "re-lecteur", qui aime régulièrement relire des livres acquis précédemment,
L'objectif est simple: Ce qui rentre dans ma bibliothèque y reste, sauf à ce que je le supprime explicitement. Et ce, quelle que soit la manière ou le service par lequel je me le suis procuré (mais toujours de toute façon légale).

Quelles sont les moyens par lesquels je pourrais perdre ma bibliothèque ?

  1. cessation de service (ou changement des conditions d'utilisation d'un service qui le rend inacceptable) des "e-libraires". Il n'est donc pas question de laisser les livres "aux bon soins" exclusifs desdits e-libraires. Je dois donc avoir gérer moi même au moins une copie de la bibliothèque.
  2. problème matériel sur le PC qui assure la fonction de bibliothèque. Une copie sur un PC unique ne peut donc suffire
  3. problème grave qui détruirait mes PCs personnels : Un virus ou gros problème technique par exemple. Une copie distante 
  4. cessation de services de stockage type cloud

Implémentation


Au final, j'adopte donc ceinture, bretelles et tout le reste...

  1. J'achète de préférence chez des e-libraires qui conservent mon historique d'achat et peuvent me refournir les livres achetés à la demande. Ainsi, en cas de problème de "mon côté", j'aurais toujours la possibilité de retourner chercher mes achats chez eux.
  2. Dès l'achat, je télécharge le fichier en local sur un de mes PCs, puis je l'ajoute  ma bibliothèque à l'aide de Calibre. Je m'assure que cette bibliothèque contienne exclusivement des fichiers sans DRMs. (Noter que sauf exception, l'ajout non automatisé dans la bibliothèque duplique le fichier. Ca fait donc une redondance de plus)
  3. Le répertoire "bibliothèque" est synchronisé dans le cloud par intégration dans Dropbox. Non seulement une copie en est faite dans le nuage, mais elle est également reportée sur les autres PCs de la famille.
  4. Toutes mes données personnelles sur mon ordinateur principal (dont la bibliothèque) sont de plus sauvegardées par un second service de "Cloud" : Carbonite.
  5. Enfin, une copie physique du disque de cet ordinateur est effectuée et stockée sur un disque dur externe. (Il faudrait d'ailleurs que j'effectue plus régulièrement cette sauvegarde, et que je stocke le disque dur en dehors de chez moi, mais je crois que je suis déjà plutôt au point).

Bref, je suis un tantinet paranoïaque sur le sujet...


Défauts et améliorations possibles


Bon, ma solution a le mérite d'exister, de ne pas être trop compliquée ou contraignante, de résister aux incidents les plus probables ou mineurs. Et s'il arrivait un accident majeur, la bibliothèque ne serait sans doute plus la priorité.

Après, elle nécessite un peu d'intervention manuelle, duplique les documents à outrance (sans doute jusqu'à un peu étirer le droit à la copie privée), n'est pas intégrée dans les écosystèmes ou ergonomie des liseuses.

Idéalement, la partie "cloudisée" et synchronisation devrait permettre un service d'accès distant à ma bibliothèque distant, soit par OPDS, soit par formulaire Web (un peu comme le fait déjà le content server de Calibre). De plus, idéalement aussi, ces interfaces devraient permettre l'upload de nouveaux documents et les modifications de métadonnées.

Enfin, toutes les plateformes de lecture (liseuses tablettes, smartphone ou autre) devraient pouvoir se connecter par ODPS à ces services.

Attention, dans cette partie "cloudisée", je ne souhaite pas perdre (vous l'aurez deviné) la possibilité de synchroniser en local afin de conserver un miroir pérenne de la bibliothèque, sur mes PCs bureautiques ou disques durs de sauvegarde externes...

Et vous, comment gérez vous votre bibliothèque ?

Saturday, November 3, 2012

Blog Tour : Wing (The Unfinished Song Book 5) by Tara Maya

The first comment on this blog was by Tara Maya, more than a year and a half ago. I seem to remember I'd discovered her in the comments on Joe Konrath's blogs, was interested by what she said, and read the first of her books : "The Unfinished Song : Initiate" (Free).
While not perfect, Initiate was one of the books that convinced me that, indeed, good to great books could be found from self-published authors.
Last month, Tara published the 5th book of here Unfinished Song Series : Wing. As she was looking for hosts for her blog tour, I proposed she stop by as a guest on mine.
In her blog tour, for 12 days, each host will post an excerpt of Wing on his blog. What follows is my excerpt, and I must say that I'm really gratefull I got that part, since it fully reflects my feelings about her series, as expressed on my review.
Additionally, and if all goes well, I should have an other post from Tara Maya (you can follow her on her blog at taramayastales.blogspot.com/) before the end of the month.

But for now, I'll leave you with Dindi and Umbral

Wing : Book Five, released on October the 12th

She was helpless. With a single touch, the man in black had reduced her to quivering flesh, yearning for more of whatever he had done to her. Even after he released her, the aftershock left her whole body tingling.
Dindi recognized the Deathsworn menhirs, but he had no right to bring her here. She was not wounded, condemned or sick. By the law of light and shadow, his kind had no claim to her. But he had stalked her, deceived her and captured her. If he knew the law of light and shadow, he obviously did not give a damn.
She still did not know why he wanted her.
His strange, dark beast crouched overhead, hiding them from the rain under huge leathery wings. The man in black lit a circle of flame around them with a single gesture.
His face. His lie of a face. Why did he have to have that face?
He loomed over her with a jet knife in his hand. Despite the fire, her teeth chattered.
He brushed the wet hair from her face. The dagger rose and fell, and a piece of her wet Tavaedi’s costume fell away. Methodically, he cut away her clothes. When nothing remained but a wet scrap over her most discreet elements, he draped a dark wool wrap over her and toweled her wet skin. Where he had had the woolen stored, she did not know. His strong hands brushed her flesh, but he took no liberties. No pinching, no grabbing. He might have been rubbing down his horse. Bat. Whatever it was. Yet that only made the sensation more insidiously sensuous.
Once the wet clothes were gone, the warmth from the fire stilled her shivering.
“Better?” he asked.
The voice. Even the voice was his.
“Untie me.”
He shook his head with a slight, sad quirk of a smile.
That twist of his lips, so familiar, broke her heart.
“I don’t belong to you,” she said.
“I know.”
“Set me free.”
“I will.” He held up the blade. “Though not in the way you hope.”
Terror colder than the ice rain pelted her. “You promised you would not hurt me.”
“And I will keep my promise. It won’t hurt. I will deliver you to my Lady as gently as a mother wraps a babe in lamb fleece. It will feel just like falling asleep. Warm and soft. Painless. Except you will never wake up.”
Tears squeezed out the corners of her eyes. “Please don’t kill me.”
“I take no pleasure in this.”
“Then don’t do it.”
“I have no choice. It is your destiny to die, and my duty to be the one who takes your life.”
He wanted to justify himself? Good. Keep him talking. She searched the ground where he had cast her cut up rags. Among the debris was the corncob doll. She did not want to draw his attention to it.
“Make up your mind,” she said. “Is it destiny or duty? If it is a duty, then you have a choice. You can only blame destiny if you are someone’s slave. Are you a slave, Umbral? Or are you your own man?”
His lips twisted again. “You are tied to a rock, helpless, about to feel my blade at your throat, but you won’t give up, will you? I’m afraid I’m not easily goaded, sweet swan.”
“Don’t call me that.”
He stopped smiling. “You are correct. I haven’t the right.”
Slowly, he circumambulated the stone where she was bound. He scraped the tip of the obsidian blade against the granite as he walked. Backlit by the circle of fire, he was an ominous silhouette. The scratch-screech of stone rubbed on stone made her fists clench.
“If I am to die, may I at least know what I have done to deserve this so-called fate?”
“It won’t change what must be done. But if it comforts you, I will tell you what I know. In all of Faearth, there were only two strands left of Aelfae power which bred true. One ended in Kavio, only son of the White Lady. The other was hidden for generations, but at last we have found it. It ends with you.”
“So you killed Kavio and you’ll kill me, all to eradicate the last speck of the Aelfae?”
“The Lady of Mercy offered you a chance to join her. You rejected her love. Instead, you aligned yourself with the fae, and promised to undo the Gift of the Unfinished Song.”
“The Gift? You mean the Curse? You mean the genocide of the Aelfae?”
“It may have been a Curse to the Aelfae, but it was a Gift to humankind. They had to lose this world that we might gain it.”
Knife scrapped stone. A vulture circled helpless prey the same way he circled her. When he reached her wrists or ankles, he let the dagger very lightly trace a line over her limbs, though without drawing blood. The blade did not yet cut, it caressed.
“I know what you would argue,” he said. “Why could I not simply accept your word that you would not help the Aelfae. You could still learn to love Lady Death—”
“No.” Dindi found herself strangely calm. Angry yet serene, afraid yet fierce. “I will never love or serve your Lady. As long as I have breath, I will fight Death.
If I could bring the Aelfae back this minute, I would do it. Not because it’s my destiny, but because it’s wrong to destroy a whole people, even in a war. Humans crossed a river that should not be crossed.”
His low, throaty chuckle tickled over her.
“Thank you, Rainbow Dancer, for trying to make my job easier by relieving me of any dismay I might feel saving the world from you. But strangely, even knowing you would be a willing traitor to you own kind, I cannot love my duty to destroy you.”
“Traitor to my own kind? You yourself said that I am the descendent of both human and Aelfae. How can I take sides in their war without betraying half of my blood?”
“Indeed. I do not blame you for following your nature.” He paused so that he stood right over her, and the firelight illuminated his face. He brushed his fingers against her cheek. “The Aelfae were ever the most dangerous of the fae to humans: More seductive than any of the other High Faeries, and the only ones whose unions with humans bore fruit. For their part, we meant nothing to them.
All our taboos, our tamas, and our betrothals were but toys to them, to enter or break at will. Yet despite their scorn, or perhaps because of it, we found them irresistible. Some say no human could ever meet an Aelfae without falling in love.
“Maybe that is why when I saw you, I…”
He pulled back his hand abruptly.
Then, to her disbelief, he knelt before her. “Let me do you the honor of being the first and last to recognize you, Vaedi, before I end your life. You will never know what it costs me to do my duty.”
A moment later his dagger poised over her throat. She felt the cold knapped edge balanced against her jugular.
“It will be quick,” he promised hoarsely.
“Please,” she said with a catch in her voice. “At least do not do it wearing his face. Do not let me die looking at my murderer in the body of the man I loved.”
“It is you who determines how I appear,” Umbral said. “I cannot change it.”
So, for a moment, Dindi stared into the devastating face of Kavio as he prepared to kill her.
Then she squeezed her eyes shut and called on a Vision.

Tuesday, October 30, 2012

Mini-Review : Women of Power by J.R.Tomlin and C.R.Daems


I follow J.R.Tomlin on the Kindleboards forum, where she writes good and informational posts. Since her books also fall to that Fantasy genre I like, and since I also quite like strong female characters, I bought this ebook as soon as I noticed it on her signature line.

The buying impulse was of course eased by the price (less than 3$), the place (Smashwords), and no DRMs.

I read the book quickly and in its entirety. The style is quite alright, the characters and action too, especially at the beginning.

However, past the first half, I started to miss something. What ? I don't know how to express that. While there is some challenge to the hero, physical confrontations, and great battles, I didn't find any real emotion involvement in the hero. While it is part of the "concept", this lack lead to my not feeling any real interest in her or what happened to her. Additionally, while I mentioned battles, those were at best describe with troop movements, perhaps some close combat, but no real sense of epic-ness, despite the number of people in the confrontations.

*** could be SPOILER ***

Really, the book could have been much better, if the hero had at least been confronted to doubt, to some kind of "test of character", romantic attachment, anything that would have her evolve (or even be tempted to evolve) from her initial state.

From the start, her initial "direction" held true, without failings, without any direction of her part, any lingering "doubts" hidden behind the certainty of her unrightfulness and her non-responsibility.

Perhaps, simply, "perfection" doesn't suit me.

*** end of could be SPOILER ***

Overall, Women of Power was a pleasant and entertaining read, but was it really worth my time and money ? I'm not quite sure.

I may be tempted to buy other books by the authors, but this one was clearly a little bit sub-par, at best 2.5 stars.

Saturday, October 27, 2012

Amazon non-displaying DRM Status of ebooks : What could explain it ?

Last year, I tried to raise attention (with no great results) to all DRMed books on Amazon.fr. I was wrong, only some of them were DRM-less, just like on Amazon.com and other Amazon stores. However, I was lead to that conclusion by the fact that the "indication" I used to check on DRM was not present on any ebooks at Amazon.fr.

A few months later, when the Italian and Spanish stores opened, there was no indication either. And now (whereas they were there earlier), the indications have also disapeared from the English and German shops.

Now I'm wondering about the purpose of that non-DRM disclosure policy.

Never attribute to malice that which can be adequately explained by stupidity...


At first, I attributed the lack of DRM indications to shear a bug, stupidity, incompetence, possibly from the "yougness" of the new European team, a software setup incorrect parametering etc. However, when the Spanish and Italian stores opened, with the same defect,  and while it could be understandable if the sofware base had been duplicated, I began to think it  would rather be malice, especially since the "non DRM display" thing had had ample time to be corrected if it WAS a defect from their point of view.

With the start of Select, it was the start of my decision to boycott Amazon.

... but don't rule out malice

Now, with the suppression of the DRM-Status display of the UK and DE stores, there is no doubt left : it is clearly a deliberate strategy. What could explain it ?

I have no fact , only conjectures there. Only non-mutually exclusive hypotheses :

  • Big-Publishers could be asking fo DRM-Status suppression, since it differentiates their offering from the better DRM-less one (What happens when DRM-free only applies to direct sales?)
  • DRMs can be used to "shackle" customers to one's ecosystem. For public relations purposes, Amazon declares it's neutral and only put DRMs when asked to by the publisher. However, their presence is in it's advantage.
  • Amazon's owning it's own DRM scheme and being its only "DRM user", it is able to hide them almost completely. Since customers have problems with Adobe/B&N/Apple DRMs, keeping them that "quiet" is an other way to attract customers. "Look, you won't have problems with us, WE manage the DRMs for you, you don't need to worry about them, so we don't need to disaplay their status, right?".
  •  Showing the DRM is one way of "insulting" the customers, by implying that they could bypass the law and share something they don't have right to. Additionally, it may remind the customers that what they buy is not a book, but a license, which can be terminated at any time and for any reason. We don't want customers to know that, do we ?
I could have hit the reason there, but most probably have missed the real one. Any other ideas folks ?

Quelles raisons pour ne pas indiquer la présence des DRMs ?

Dans mon oreillette, et suite à ma remarque d'hier sur la disparition des indications de DRMs sur les boutiques anglaises et allemande, on m'a demandé quelles raisons pourraient l'expliquer

Je ne suis pas sûr.

"Never attribute to malice that which can be adequately explained by stupidity, but don't rule out malice."

N'attribue jamais à la malignité ce qui peut être expliqué par la stupidité


Dans un tout premier temps l'année dernière, je l'ai attribué à la maladresse/ stupidité/ incompétence, potentiellement liée à la jeunesse d'une équipe, à des problèmes de paramétrage d'un socle logiciel etc.

Avec l'ouverture des magasins Espagnols et Italiens, cette idée pouvait à la rigueur se comprendre si le même socle logiciel était encore utilisé. Cependant, j'ai plus penché vers la "malice", et ce d'autant plus que l'information avait largement eu le temps de remonter et d'être corrigée. C'est d'ailleurs à ce moment là, ajouté au démarrage de Select que j'ai décidé de boycotter Amazon.

Mais n'élimine pas la possibilité de la malignité


Avec la suppression des indications sur les portails UK et DE, il n'y a plus de doutes, la stratégie est clairement délibérée.

Quelles peuvent en être les raisons ? 
Aucun élément concret de réponse ou fait pour étayer, je ne suis pas journaliste ;-) Seules des hypothèses, absolument pas exclusives les unes des autres.

  • Une demande des gros éditeurs pour que cette mention n'apparaisse pas. Ils se font déjà allumer. Les petits éditeurs et auto-publiés pourraient se différencier par l'absence de DRMs, la suppression de la mention est tout bénef pour les gros. (voir article du jour de Antoine Oury http://www.actualitte.com/usages/l-absence-de-drm-sur-les-livres-devient-un-argument-marketing-37737.htm)
  • Les DRMs sont un maillon de la chaîne verrouillant l'interopérabilité et le transfert des bibliothèques. Amazon a tout intérêt à vendre du DRM pour garder ses clients "captifs" de son écosystème. Pour des raisons de relation publique,  le choix des DRMs est "laissé" au publieur, et Amazon se déclare neutre. Mais dans les faits, leur présence est un avantage.
  • Un des points forts d'Amazon est leur gestion "transparente" desDRMs. Seule une petite minorité des lecteurs en on connaissance, pas besoin de "compliquer la tête" des autres.
  • Si les clients entendent parler de problèmes liés aux DRMs chez les autres revendeurs, et comme ce n'est quasiment jamais mentionné chez Amazon, c'est d'autant plus facile à Amazon de dire : "chez nous, vous n'aurez aucun problèmes (puisque vous ne verrez les problèmes de DRM que lorsque ce sera trop tard et que vous serez lié à nous par votre importante bibliothèque)".
  • l'absence d'indication des DRMs est aussi un moyen de masquer que la"vente" est en fait une "location à durée indéterminée" qui pourrait rebuter les clients. On ne veut pas rebuter les clients.

Bref, plein de bonnes raisons (et j'en manque sans doute), aucunes de bonnes pour les clients/lecteurs.

Et vous, vous avez des raisons (bonnes ou mauvaises pour les lecteurs) qui pourraient expliquer cette politique de non-affichage ?

Friday, October 26, 2012

Non affichage des DRMs chez Amazon ? la contagion s'étend

Vous vous souvenez l'esclandre que j'avais fait l'année dernière, avec plus ou moins de réussite ?
A propos des ebooks qui avaient tous des DRMs ?

Je m'était trompé, c'est juste que plus rien ne discriminait sur les fiches techniques les livres avec DRMs des livres sans.

Quelques mois plus tard, cette absence d'indication se propageait aux librairies nouvellement crées espagnoles et italiennes.

Et maintenant, (alors qu'ils le faisaient il y a encore quelque temps), les indications ont également disparu sur les boutiques anglaises et allemandes...

Plus que jamais, je m'interroge sur cette volonté d'Amazon. M'interroger ? en fait non, ce choix me renforce dans mon boycott et mon opinion négative d'Amazon.

Thursday, October 18, 2012

Cette chère HADOPI

Pas le courage de faire un long billet sur l'HADOPI, alors juste quelques points mal développés et mis en vrac sur ce que j'ai vu, entendu  et compris de la présentation de son Rapport d'Activité 2011 - 2012 du 17 octobre:

Riposte/Réponse graduée 


Pour débuter un petit extrait du discours de Mme Marais:


"Lors de cette phase, les abonnés reconnaissent en grande majorité l’utilisation de leur accès Internet à
des fins de contrefaçon par eux-mêmes ou un membre de leur entourage. 37 % ont déclaré avoir cessé
de télécharger, pour environ ¼ d’entre eux dès réception de la première recommandation, et pour près
des ¾ à l’issue de la deuxième.
Comme la CPD le souligne, ces déclarations attestent d’un changement de comportement de la part des
abonnés ayant fait l’objet d’une procédure de réponse graduée."

C'est BOOOO ce que dit Mme Marais, C'est BOOOO la confiance en la parole des citoyens.
Sans vouloir être offensant, je ne la croit pas naïve au point de croire qu'effectivement ces gens ont tous renoncé à la facilité, la rapidité, la disponibilité et le rapport qualité-prix inégalable de l'offre illégale, si ?

J'en suis persuadé, ces déclarations attestent effectivement de changements de comportements, mais pas nécessairement dans le sens que vous leur donnez. Je ne connais pas la proportion, mais je sais qu'au moins une partie de ces abonnés se forment et se tournent vers des techniques un peu moins visibles ou en tout cas en dehors du spectre d'intervention de l'HADOPI.


Sinon, sur la riposte/réponse graduée et la CPD, aussi bien Mme Marais, dans son discours, que M. Walter, dans nos quelques minutes de discussions, ont relayé l'orientation "pédagogique" qui lui ont été données.

Cette orientation chagrine beaucoup les extérieurs à l'HADOPI, aussi bien les ayant-droits et autres industriels de la culture que les Geeks et Libertaires.
Les premiers, parce qu'on leur avait promis un méga-taser de compétition, qui ferait assez mal pour dissuader les délinquants et dont ils pourraient équiper leur milice privée *cough * TMG * cough *.
Et les seconds, parce qu'on leur offrait un bel ogre contre lequel les hordes de citoyens "lambdas", dépouillés d'accès Internet,  viendraient se joindre au mouvement dont ils seraient les figures de proues...

On a évoqué le terme de "publicité mensongère", mais mon terme serait plutôt "miroir aux alouettes".

Très finement, en faisant dériver ce dispositif de son orientation initiale (Non, monsieur Walter, je ne vois aucune trace de pédagogie concernent la CPD dans le CPI, mais signalez les moi, et je corrigerais immédiatement ce billet), l'HADOPI réussit à faire quelque chose de constructif de cet instrument.

Constructif, certes, mais efficace ? Utilise t'on un char d'assaut pour labourer un champ ?
La CPD "absorbe" 50% du budget de l'HADOPI. N'y a t'il pas de moyen plus efficace d'orienter cet argent dans la voie de la pédagogie ?
Ce n'est pas dans la loi, certes. Mais ne serait-ce que diminuer cette part du budget permettrait de débloquer des fonds par exemple pour l'incitation à l'offre légale, ou des campagnes de sensibilisation aux droits d'auteurs (pas Emma Leprince, par pitié !).

Tiens, je parlais dévelopement de l'Offre légale...

Offre légale et Labelisation 

Un peu moins polémique, ici, surtout quelques constatations et discussions.
Déjà, un sujet sur lequel je n'avais pas tout pigé : L'HADOPI ne devait pas uniquement organiser le travail autour du Label (PUR pour ne pas le nommer) et le site de communication autour de ce label, mais aussi un portail de référencement des oeuvres disponibles légalement. Il s'agit bien de deux axes distincts. Si le premier a certains résultats, le second passe à la trappe pour ne pas faire concurrence aux portails de référencement "commerciaux".

Un doute tout de même : n'est ce pas  oublier toute l'offre légale gratuite (Domaine public, CC etc.) qui aura sans doute peu d'attraits pour ces portails commerciaux.

Par contre, une suggestion pour compenser cette "perte de compétence" : demander auxdits portails de référencement de proposer un filtrage (débrayé par défaut, l'offre légale est déjà assez pauvre comme ça) restreignant les résultat aux plateformes labellisées par exemple.

Je vois venir les commentaires outrés à cette suggestion : Comment ? Favoriser les grosses plateformes commerciales ? Comment ose t-il ?

Ben non, ce label est justement une chance pour TOUTE l'offre non commerciale ou les petites plateformes de combattre sinon à égalité, au moins sur un terrain neutre, où le droit d'entrée est pour ainsi dire gratuit. Mais pour ça, encore faut-il en faire la demande. Pourquoi les plateformes d'hébergement distribution de produits "indés" ne se feraient elles pas labelliser ? Qu'ont elles à perdre ? 10 minutes pour sortir un export excel du catalogue, 20 de plus pour remplir le formulaire et zou !

Pour peu qu'elles en profitent pour prendre contact avec les portails de référencement en question, c'est tout bénef.

Autre point de "détail" (mais qui m'a donné l'occasion de passer pour un blaireau devant l'assemblée), le label est accordé par "domaine" d'oeuvres (musique, livres, photo, vidéo etc...) et non pas forcément sur tout le catalogue d'une plateforme.
Par exemple, bêtement, j'ai regardé si Amazon apparaissait dans les plateformes labellisées pour les ebooks. Et ben non. Amazon n'a pas ce label. Enfin si, mais pour la musique... Mais le label alors, il sert à quoi ? Si je dis à ma fille : la tu vois il a le label, tu peux acheter, c'est pas dit que le site soit "honnête" pour autant ! Il peut très bien avoir fait labelliser sa partie "vidéo" avec 2 pauvres films, et afficher le label sur toute son offre, y compris pourrave.


Allez, et maintenant un de mes sujets préférés

Sur les DRMs / MTP

Vous savez comme j'aime ces bestioles là, et ben voilà, j'ai aussi eu l'air bête avec ma question sur l'affichage des DRMs qui n'est pas obligatoire faute de décret d'application... On m'a dit que ce n'était pas du ressort de l'HADOPI, mais du gouvernement. Et on a raison bien entendu.

Je n'ai pas réagi sur le moment, tout simplement parce que c'est ce que je savais déjà... Mais après ma petite lecture du soir et du CPI, j'ai un affreux doute :

"(Article L331-13 du CPI)La Haute Autorité assure :
1° Une mission d'encouragement au développement de l'offre légale et d'observation de l'utilisation licite et illicite des œuvres et des objets auxquels est attaché un droit d'auteur ou un droit voisin sur les réseaux de communications électroniques utilisés pour la fourniture de services de communication au public en ligne ;
2° Une mission de protection de ces œuvres et objets à l'égard des atteintes à ces droits commises sur les réseaux de communications électroniques utilisés pour la fourniture de services de communication au public en ligne ;
3° Une mission de régulation et de veille dans le domaine des mesures techniques de protection et d'identification des œuvres et des objets protégés par un droit d'auteur ou par un droit voisin.
Au titre de ces missions, la Haute Autorité peut recommander toute modification législative ou réglementaire. Elle peut être consultée par le Gouvernement sur tout projet de loi ou de décret intéressant la protection des droits de propriété littéraire et artistique. Elle peut également être consultée par le Gouvernement ou par les commissions parlementaires sur toute question relative à ses domaines de compétence."
Si je ne m'abuse, une recommandation de modification législative ou réglementaire (ou dans le cas présent de mise en application d'un disposition législative) est tout à fait dans ses cordes, et l'affichage des DRMs a du sens dans au moins deux des 3 missions de la Haute Autorité (1ère et 3ème). Bref, étais-je vraiment hors sujet ?

Enfin, j'ai eu cette impression très fugace que l'HADOPI (en partie ou dans son ensemble) n'attend qu'une chose : qu'on lui donne des occasions de réguler ces DRMs . Que bien qu'elle avance à son rythme (que de l'extérieur on juge trop lent bien entendu) sur les saisines en cours, elle est également et surtout en attente de nos réactions de consommateurs et de nos demandes de régulation vers elle.

Friday, October 12, 2012

The Unfinished Song (series) by Tara Maya

I discovered some time ago Tara Maya as a commenter on one of  J.A.Konrath blog posts.
I was at that time discovering self-publishing, and "Initiate" --the first in her "The Unfinished Song" series-- was one of the books that convinced me of Self-Publishing worth.




As you know if you follow my blog, I read mostly SF&F books, and let me say that "Initiate" (and its follow-ups) came as some fresh air in my reading world. I didn't know "Tribal Fantasy" could exist, and there it was.

As is my custom, I'll stay clear of the events in the series, especially since I'm reviewing  it all, but I will try and point out what I like about it and what I think are its shortcomings...

The point of view shifts between a set of people from distinct tribes, including and orbiting around Dindi, a young girl and dancer, and following her "coming of age". Yes, I know, "coming of age" stories abound, and this one could be lumped with the others, but the setting changes it all.

"Primal" here is the word, in a harsh world where people are organised in clans and tribes, big enough to do more than subsist, but not enough to let antagonists stay clear of each other. Civilization is there already, but still diverse as a mix of vaguely interlocked tribal civilizations, giving at each new encounter a new view of a multifaceted crystal.

If the society model where the only change from classical Fantasy, it would already be quite refreshing, but Tara Maya didn't stop there. Much more profound, and impregnating the story and characters, is magic. It's wild and primitive, savage, seductive as big cats, but as dangerous too. The whole plot turns around it, and has it express in every rainbow color, but not limited to it, with black and white doing their own complementary appearance.

Really refreshing, really intriguing and powerful story, with people we love to love and others we love to hate, but not missing any of the "in-betweens" either.

But unfortunately there are also some shortcomings.

First, and its only a matter of personal taste, it's riding straight along my personal "grittiness" edge. Not yet gritty enough to really bother me, but almost there.

Secondly, the series is in fact one long story arc, cut in a series of books, each one a little bit too "clear-cut", lacking some re-exposition at the start and closure at the end. And while cliff-hangers can be fun, there can be some time from episode's availability to the next, leaving you anxiously awaiting for the follow-up while letting fade memory of the previous one.

It also needs be told that as of today, only 5 of the planned 9 books are out, but Tara is working on keeping pumping them out.

Wing : Book Five, released on October the 12th


Shortcomings, yes, but not enough to have me dismiss the series, and still leaving it with Four full stars on my personal star-o-meter.

If you want to check it out, "Initiate" (Book One of the series) is free.

Edit : Forgot to say (full disclosure) that I received at least part of the series for Free from Tara Maya, following-up on her offers on her blog.

Wednesday, September 26, 2012

Micro-review : Quadruple Assassinat dans la Rue de la Morgue par Cecile Duquenne

Acheté dans le cadre de l'opération 200K de Bragelonne, mais si j'ai bien compris égalemet dispo par les édition Voy'el, le Quadruple Assassinat dans la Rue de la Morgue est une longue nouvelle (ou un court roman) mettant en scène un employé de la morgue et son ami vampire à la recherche du coupable du "quadruple assassinat".


Comme d'hab, je ne vais rien dévoiler, mais juste un petit mot pour dire que j'ai beaucoup apprécié la relation très trouble entre les deux personnages principaux, à chaque fois dans le doute dela sincérité de cette amitié où la volonté humaine peut être dépassée ou manipulée par le vampire.

Cet aspect très fin du livre reste plus de côté avec les autres rôles bien plus grossiers, plus taillés à la hache, mais dans l'ensemble de bonne facture.

Trois bonnes étoiles et demi, à la limite de quatre.

Friday, September 21, 2012

Et si on ne se trompait pas sur le livre numérique


Sur son blog, Erwann Gaucher (@egaucher) se demande aujourd'hui  "si on se trompait sur le livre numérique ?"

Voici ma réponse à sa question et ses arguments.

Coté pratique :


"Le stockage en grand nombre, si important pour la musique, ne joue pas vraiment pour le livre."
Euh, vous avez déjà géré un bibliothèque de plusieurs centaines (milliers) de livres ? Vous avez déjà essayé de les caser dans un petit appart ? Que ce soient des poches, des grands formats ou des livres d'art, demandez à la bibliothécaire ce qu'elle en pense...

"Qui a besoin de transporter avec soit 50, 100, 1000, 10 000 livres ? Qui est suffisamment absent de chez lui, éloigné assez longtemps de sa bibliothèque, pour avoir besoin d'emporter plus d'une dizaine de livres avec lui ?"

Moi. Je suis un gros lecteur, et à chaque fois que je suis parti en vacances, j'emmenais au moins 2-3 "pavés", et à chaque fois je suis revenu avec au moins le double.
Une liseuse à encre électronique est de ce point de vue là parfaite, prenant au maximum autant de place qu'un livre "grand format". Dans les transports en commun elle est moins encombrante qu'un de ces pavés dont je parlais par exemple. Vous parliez de tablettes à 600€, mais pour lire, une liseuse est bien plus adaptée et pour 4-8 fois moins chère. Il y a aussi l'apparition de nouvelles gammes de tablettes plus petites, moins lourdes et moins chères, un intermédiaire entre liseuse et tablette type IPad. Et si c'est encore trop encombrant, un smartphone dont l'achat est sans doute motivé pour d'autres raisons peut aussi faire l'affaire. Et perso, quand je prends les transports en communs, j'en vois, que ce soit pour jouer, écouter de la musique, ou autre. Pourquoi pas pour lire alors ?

Mais pourquoi l'emport d'une dizaine de livre devrait-elle être limitée aux grands trajets d'abord ? Avec le livre numérique, si vous ne vous sentez-plus dans l'humeur d'un livre, vous pouvez passer à un autre sans vous poser de question, il vous attendra pour plus tard, ou pour jamais. Vous finissez un livre ? Pas besoin d'en choisir un tout de suite et surcharger votre sac avant de partir, vous le choisirez au milieu de votre trajet, lorsque le moment sera venu. Au café, vous recommandez un livre à vos amis, lu il y a déjà un mois ? Vous pouvez le faire apparaitre, y compris avec vos annotations et marque pages, pas besoin d'attendre votre retour au domicile.


Maintenant, avant de passer au côté ludique, voyons l'argument prix...


Si l'on souhaite lire numérique dans un bon confort, le prix d'entrée peut aller de 0 --si l'on utilise la tablette ou le smartphone déjà acheté pour autre chose, je déconseille formellement le PC-- à 150€ pour une liseuse de bonne qualité et peut-être une couverture de protection. On peut aussi s'arrêter autour des 80-90 € avec une liseuse d'entrée de gamme. Dans ce cas, (sans doute préféré par les gros lecteurs), ce prix correspond à un gros cadeau d'anniversaire ou de noël, ou à quelques livres"grand formats". Un luxe, certes, mais un luxe qui reste abordable.

Ensuite, sur le prix des livres, il y a une très grosse distortion, portée par les gros éditeurs, qui exagèrent sur le prix des ebooks en les alignant, de près ou de loin, sur le prix de leur version papier. Il y a bien sûr les charges fixes, à répartir  entre tous les exemplaires vendus, papiers ou numérique, mais aussi un report artificiel des coûts papiers sur le prix des ebooks pour préserver les ventes du support traditionnel et sa chaîne.

A l'opposé, certaines maisons d'éditions "pure-players", voir même des auteurs auto-publiés, peuvent se permettre de proposer des prix bas, avec des frais fixes largement inférieurs et sans grosses immobilisations liées au papier, ou risque de "cannibalisation".

Dans l'ensemble, les petites structures qui se lancent dans le numérique adaptent leur offre à ce nouveau marché. Cette adaptation peut-être au niveau du prix, très rarement au delà des 13€ pour des "gros" romans et plus souvent largement en dessous des 10€, mais aussi dans la forme, avec des nouvelles courtes, la réapparition des feuilletons ou de séries, à des prix allant de moins d'un euro à 5-6€.

Le numérique permet également, avec des coûts "marginaux" presques nuls, de proposer des livres gratuits ou à un prix cassé qui amadouent les lecteurs et leur permettent de découvrir les oeuvres à moindre risque financier.  Là encore, les formats séries ou feuilletons se révèlent redoutables, avec un premier titre pour une bouchée de pain, et les suites autour des 3-5€. Si un lecteur adhère à un style, une intrigue, il est certain qu'il mettra le prix pour acheter la suite.

C'est là une technique de vente qui était quasi-impossible avec le papier. Pour faire un parallèle avec la musique, ça revient un peu à diffuser le livre "gratos" à la radio pour le vendre.


Sur ce, attaquons nous à l'aspect ludique.


"Le livre numérique, lui, peut-il être ludique ?"
Ben, oui. Au moins aussi ludique que le livre papier. Déjà, l'ergonomie dépasse les aspects logistiques évoqués dans la partie "pratique", pour effacer encore les contingences matérielles au profit de la lecture. Plus de pavés à porter à bout de bras, plus besoin des deux mains pour lire, la lecture est compatible avec la tartine ou le sandwich. Un doute sur un mot, et l'accès direct au dictionnaire vous hôte du moindre doute sur son sens.
Bref, la lecture réduite à un très simple appareil.
Certains puristes continuerons de s'accrocher au papier, à son odeur ou son toucher, mais tout comme le grand public est passé au CD après le vinyl, je parie qu'un grand nombre de lecteurs "ordinaires" passeront au numérique.

Et puis le numérique permet aussi une profondeur de catalogue inégalée jusqu'à présent, tant en quantité (quoiqu'encore limitée en Français par le  "fond" pas encore numérisé), qu'en qualité (même si plus diverse du fait des nombreux nouveaux entrants), qu'en diversité, avec des genres oubliés ou expérimentaux, délaissés car pas assez porteur pour la grande édition, mais aussi par une ouverture planétaire du fait de la tombée des distances géographiques par l'intermédiaire du net.

Entre cette nouvelle profondeur de catalogue, et les prix bas évoqués plus haut, les lecteurs (ou certains) peuvent trouver un aspect ludique à farfouiller dans le "tas" de nouveautés, à dialoguer autour etc.


De nombreuses personnes autour de moi, ayant sauté le pas de la lecture numérique, affirment (et c'est mon cas également) lire plus qu'auparavant. Et l'aspect ludique n'y est peut-être pas étranger.

Bon. Je sais, là, je n'ai parlé que des bons côtés de la lecture numérique, mais il y a aussi des côtés sombres pas évoqués ni dans l'article, ni dans ma réponse... Pour les différents points mentionnés ici, comme pour le coté obscur de l'ebook, n'hesitez pas à venir en discuter par mail, sur mon blog ou sur twitter...

Thursday, September 20, 2012

Pauvres Calimeros... Amazon vs Le reste du monde


Ici et là, là aussi, et puis un peu plus loin... bref, un peu partout, je vois des gens se plaindre de l'omniprésence (omnipotence ?) d'Amazon sur le livre (numérique ou non). Ca me fait très mal de le dire, mais cette position de préséance qu'a Amazon sur le livre numérique est MERITEE. Amplement !

Je ne les soutiens pas, bien au contraire (Boycott total de ma part), mais c'est eux qui ont l'offre la mieux ficelée, la plus complète, la plus accessible etc.

Que ce soient les éditeurs, distributeurs ou concurrents, si ils veulent avoir des chances, il faudrait au moins faire aussi bien. Ce qui n'est pas gagné.

En France par exemple, la FNAC qu'a pas réussi à relayer l'opération 200K de Bragelonne (après avoir foiré celle des 100K) c'est non seulement un gros fail pour cette opération, mais aussi encore une fois la démonstration de défauts majeurs (et non corrigés depuis 6 mois).

Alors que les autres s'empêtrent dans les DRMs Adobe, Amazon rends les siens parfaitement transparents, ce qui est tout à fait ignoble ^^ mais contribue à l'accessibilité des ebooks achetés.

Alors que les autres relèguent les auto-publiés à la seconde zone, Amazon les met en avant et les chouchoute, avec pour effet l'augmentation de son catalogue, facteur différenciant face à la concurrence. Bien sûr, le programme "Select" (une des raisons de mon boycott), même si légal, est tout bonnement infect et amplifie la part prépondérante d'Amazon sur le marché, mais si les autres faisaient aussi bien, il serait tout bonnement inefficace.

C'est simple, les autres, au lieu de gémir de l'injustice de la prépondérance d'Amazon, relevez vos manches, et améliorez votre offre. Editeurs, c'est simple, déjà, supprimez les DRMs, qui renforcent la "barrière" autour des écosystème et rendent plus difficile les transferts d'un e-libraire à l'autre. E-libraires, rendez votre boutique attractive aux utilisateurs, par exemple en adoptant une plus grande flexibilité au niveau des DRMs (Marquage !). Accroissez votre catalogue, par exemple en attirant et mettant en avant petits éditeurs et auto-publieurs, en améliorant les recherches et métadonnées.

C'est simple, fini Calimero, on se sort le doigt ... et on se bouge !

Tuesday, September 18, 2012

Le prix des livres (2)

Allez, je continue (très en retard)  ma galerie de casquettes concernées par le prix des livres...
(voir billet précédent sur le sujet)

Le Collectionneur


Avec cette casquette là, je collectionne les livres, d'un auteur, d'une collection, d'une série etc. Que ce soit parce que je l'aime, parce que je trouve les couvertures jolies, ou pour n'importe quelle autre raison, je souhaite acquérir les livres. Dans ces conditions, et tant que le prix n'est pas trop important, je suis prêt à faire des efforts de ce côté là. 10-15€ ne me font pas peur, mais tant que j'ai le porte-feuille qui peut suivre.

L'Amasseur

Je suis à la recherche des bonnes affaires ! Que ce soit gratuit, bradé à 1 € ou un peu plus cher, si c'est pas cher, j'achète. Mon bonheur c'est les livres gratos du domaine public, les promo j'adore ! Mon pied, c'est les opération 100K ou 200K, je me goinfre de livre que je ne lirais jamais. Par dizaines, par centaines, j'amasse, pour le cas où je tomberai en disette, ou tout simplement pour regarder mon disque dur enfler et crouler sous le poids des pages numériques. Alors du coup, c'est clair, au delà de 3€ j'achète pas... Sauf si sur l'étiquette hors promo y'a 15€ ...

Le Pressé

Voilà, j'ai fini un livre d'un auteur qui me plait, et je veux la suite. Enfin, je veux ... j'ai besoin ! C'était trop bon, il me faut la suite ! L'histoire, le style, les personnages... Il me faut ma came !! Allez, l'auteur, c'est quand t'as fini d'écrire la suite ? J'ai déjà relu trois fois chacun de tes livres précédents, j'ai écumé toute ta bibliographie, et je suis en manque !!! Allez, c'est quand ?? Vas-y, file moi le brouillon ! Fais pas ton Lourd ! Tiens, j'te file 10 euros, 15 euros... allez... 30 euros ??? Yes, Vas-y !! Je prends !!


Peut-être à suivre...

Friday, September 14, 2012

L'art c'est l'art !

(Disclaimer : Je ne suis pas avocat, ni n'ai suivi quelque formation dans le domaine du droit que ce soit, ne prenez mes "analyses pour rien d'autre que ce qu'elles sont : mon interprétation des quelques articles de loi que j'ai lu. Et du coup, si VOUS êtes avocat/juriste ou autre, surtout n'hésitez pas soit à relever mes erreurs, soit à confirmer mon avis, au choix... )

Re-disclaimer : J'ai édité pour ajouter un petit fragment en fin de billet ce lundi, sur la durée du droit de suite...

Sur Twitter ce matin, @BlankTextField  a levé un petit "lièvre" sur une petite proposition de loi présentée par Monsieur Daniel Fasquelle, député UMP de la 4ème circonscription du Pas de Calais. 


Cette nouvelle proposition (n°170)  est présentée comme "permett[ant] à l’auteur de céder son droit de suite

en matière de propriété intellectuelle". 


Voici une partie des motifs exposés dans la proposition

Il existe en droit français, à l’article L. 122-8 du code la propriété intellectuelle, un « droit de suite » qui a été créé en 1920 pour protéger les auteurs d’œuvres originales.
Ce droit de suite est un droit réel qui permet de suivre le bien quelles que soient les mains dans lesquelles il se trouve. Il prévoit l’attribution d’un pourcentage du prix de l’œuvre à l’occasion de chaque vente intervenue après la première cession et ce, dès lors qu’est sollicité un professionnel du marché de l’art.
Ce droit de suite est actuellement « inaliénable », ce qui fait que l’auteur est privé du droit de le transmettre à ses proches de son vivant ou à sa mort.
La présente proposition de loi vise à assouplir cette inaliénabilité du droit de suite en permettant sa cession tout en l’entourant de trois limites : la cession du droit de suite ne pourrait avoir lieu qu’à titre gratuit, la durée de ce droit de suite cédé serait limitée à soixante-dix ans après le décès de l’auteur, celui qui a reçu le droit de suite ne pourrait le céder à son tour.


Les deux premiers paragraphes me semblent une bonne explication sur ce "droit de suite", qui est en quelque sorte le "pendant" sur les objets d'art du droit d'auteur. La troisième explique le motif de la modification, et  la quatrième le moyen proposé pour y parvenir.


Charcutons l'article L.122-8 (mais je vous invite à aller le consulter) pour détailler ce qui changerait. 

Les auteurs d'oeuvres [...] bénéficient d'un droit de suite, qui est un droit inaliénable de participation au produit de toute vente d'une oeuvre après la première cession opérée par l'auteur ou par ses ayants droit, lorsque intervient [...] un professionnel du marché de l'art.


Voici ce que ça donne dans les faits :

Imaginons donc un jeune artiste inconnu, souhaitant être exposé et vendre ses toiles. Après avoir montré ses tableaux pendant 5 ans dans les foires aux artistes locales, il est repéré par un galériste, est exposé et commence à vendre ses toiles. La première part pour 1000€. 20 ans pus tard, alors qu'il est devenu célèbre dans le monde entier, cette toile est revendue par un marchand d'art pour 200000€. Il va toucher un droit de suite (de quel montant ?) sur cette vente.


La proposition de loi détaille les changements apportés et qui donneraient la chose suivante :
(grassé ce qui est ajouté, surligné en rouge ce qui est supprimé).

Les auteurs d'oeuvres [...] bénéficient d'un droit de suite qui ne peut être cédé à titre onéreux, qui est un droit inaliénable de participation au produit de toute vente d'une oeuvre après la première cession opérée par l'auteur ou par ses ayants droit, lorsque intervient [...] un professionnel du marché de l'art. Ce droit de suite ne peut être cédé par celui qui l’a reçu. Sa durée ne peut excéder soixante-dix ans après la mort de l’artiste.

Je reprends ma casquette de Machiavel et étudie ce que donnerait cette modification... (en informatique, on appelle ça les effets de bord)...

Imaginons donc un jeune artiste inconnu, souhaitant être exposé et vendre ses toiles. Après avoir montré ses tableaux pendant 5 ans dans les foires aux artistes locales, il est repéré par un galériste. Le Galériste exige d'être le bénéficiaire (gratuit) de la cession du droit de suite, et le peintre ne peut que s'incliner. Il est exposé et commence à vendre ses toiles. La première  part pour 1000€. 20 ans pus tard, alors qu'il est devenu reconnu dans le monde entier, cette toile est revendue par un marchand d'art pour 20000€. Le galériste touche le droit de suite (de quel montant ?) sur cette vente.
J'ai  mis le galériste comme bénéficiaire, mais j'aurais aussi bien pu mettre le mécène, le premier acheteur, le banquier, ou même n'importe qui. En l'occurence, si le droit de suite a été écrit comme inaliénable, c'est sans doute justement pour cette raison. L'artiste est (sauf à être déjà largement reconnu) le plus souvent en position de faiblesse par rapport aux autres acteurs du marché de l'art, et au lieu de lui accorder une liberté supplémentaire, cette modification du dispositif prive l'artiste de la protection de ce droit de suite, sans aucune contrepartie ou garantie que ce soit.

Mais attardons nous sur un point de détail de l'article de 122-8 (non modifié):
"après la première cession opérée par l'auteur ou par ses ayants droit". 
Tiens, Vous ne remarquez rien ? Si là, à la fin là : "ou par ses ayants droit". C'est qui ceux là ? Que font-ils là ? 
En l'occurence, c'est les héritiers (entre autre), et s'ils sont là, c'est sans doute qu'on a déjà pensé à eux, non ?



Retournons donc à notre article sur légifrance et vérifions s'il n'y a pas d'autre mentions... Bingo, le premier lien nous mène directement à l'article 123-7. En voici un extrait (mais comme tous les extraits cités, je vous invite à consulter l'article en entier sur le site):
le droit de suite mentionné à l'article L. 122-8 subsiste au profit de ses héritiers
Flûte ! Je ne comprends pas. Si ce ne sont pas les héritiers les destinataires, qui cela peut donc t'il être ?
Le conjoint ? Peut-être, mais dans ce cas là, pourquoi ne pas juste compléter le 123-7 ?

Bon, je suppose qu'il y a une bonne raison, mais moi, je ne vois pas laquelle.

Peut-être tout simplement est-il possible que le député n'ait pas l'habitude de travailler directement sur des textes de loi, ou de peser justement les conséquences de chacun des mots d'un de ces textes...

Sauf que...Monsieur Fasquelle est (dixit son blog) "Agrégé des Facultés de droit, Professeur à l'Université du Littoral-Côte d'opale et à Paris, spécialiste de droit européen. ".

Je ne sais que penser de cette histoire. Seule hypothèse restante, l'incompétence d'un subordonné, ou alors ... je ne sais pas.

Mais sinon, ne vous demandez-vous pas pourquoi je parle de ce sujet, moi qui d'habitude ne parle que de livres et de lecture, et du monde de l'édition ? Disons que je vois un certain parallèle entre ce sujet et celui de la loi sur les oeuvres indisponibles.

(Edit du Lundi matin : J'ai oublié un point important : J'ai beau dans ce billet défendre le droit de suite pour éviter que les créateurs soient spoliés de ce droit, il n'en reste pas moins qu'un "détail" me chiffonne pas mal : 70 ans après la mort. Tout comme pour le droit d'auteur, je suis intimement convaincu que c'est très exagéré.)

Re-Edit du mercredi AM : Un billet sur le sujet chez Actualitte : Droit de suite : déposséder un créateur, gratuitement

Edit du 20 : Réponse du député chez Actualitte : "Assouplir le caractère inaliénable du droit de suite" (député Fasquelle)

Edit le 24 : Encore du nouveau chez @Actualitte. Mais je vais arrêter les MAJ, juste vous pointer vers leur dossier Droits de Suite : http://www.actualitte.com/s/droit-de-suite-fasquelle.htm

Sunday, September 9, 2012

Friday, September 7, 2012

Détaillants de livres, mais grossistes en DRMs

La semaine dernière, je posais la question "Qui demande les DRMs". Je n'ai pas vraiment eu de réponse, mais elle était plus rhétorique qu'autre chose. Je constatais surtout que ceux qui ne voulaient pas de DRMs s'en trouvaient affublés, malgré eux, et supposait qu'il s'agissait de la volonté de quelques uns qui s'imposait aux autres.

Mais en fait, ce n'est pas forcément le cas... Cette après-midi, un éditeur (Au Diable Vauvert), passant par un distributeur, a eu la mauvaise surprise de trouver ses livres (sans DRMs normalement) diffusés chez Kobo/Fnac, avec.
Après discussion, j'ai compris les choses suivantes :
Chez Kobo/Fnac, (et pareil chez Amazon et Apple je crois), l'activation des DRMs sur un livre est fixée au moment de l'inscription de celui-ci en fonction d'une configuration "distributeur". Donc si le distributeur dit "DRMs", tous les nouveaux livres ajoutés par celui-ci seront inscrits en "DRMs". Le distributeur aura beau mettre individuellement sur chaque livre un marqueur métadonnées spécifiant la demande, c'est la configuration "distributeur" qui fait foi.


Et pourquoi le distributeur aurait-il mis sa configuration à DRMs ? Sans doute parce qu'une grosse partie de son catalogue est soit Watermark, soit DRMs, et qu'il leur est plus facile (et sûr) de diminuer la protection d'un nombre minoritaire de livres que de faire l'inverse. Plus facile étant bien entendu relatif...

Seule parade ? Que le distributeur découpe son flux en deux : avec, ou sans DRMs, et inscrive ces deux flux auprès du revendeur. Je suppose que ça a des conséquences techniques non négligeables chez lui, aussi bien pour découper dans un sens, que pour fusionner dans le sens retour.


Si Amazon a les mêmes contraintes (tout ou rien par distributeur), on peut tout de même "féliciter" Kobo/FNAC pour au moins afficher clairement la présence des DRMs.


On peut noter que si le distributeur disait "Marquage/watermarks", on lui répondrait "Comment ? Tu dis quoi ? J'entends rien !"... Et du coup il se trouve dans l'obligation de passer à "DRMs..." pour les livres concernés.

Bref, pour des raisons techniques (et non de choix des uns ou des autres), des livres censés être sans DRMs en sont bardés.

A qui la faute ? C'est sans doute partagé.

Kobo de ne pas mettre à disposition des moyens simples (par exemple métadonnées) de paramétrer au titre par titre les DRMs.
Au distributeur de ne pas s'assurer (ce qui est d'ailleurs de sa responsabilité) d'un bout à l'autre de la chaîne que pour chacun des livres la cohérence entre le choix DRM et ce qui est effectivement vendu...

Mais à vrai dire, je m'en fous.
En tant que client, ce ne sont pas mes affaires qui a mélangé les OGM avec les légumes bios. Ce qui m'importe c'est le résultat.

Alors comme je le disais, Auteurs, Editeurs, Distributeurs, Diffuseurs, E-libraires, on se bouge, on fait ce qu'il faut, et on arrête de piétiner les droits des uns et des autres...

Et pendant ce temps là, y'a Adobe qui continue de rire dans son coin...